Rouge Mémoire

SIGNEZ ICI la pétition contre les expulsions.

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jeudi 9 avril 2009

Aguigui

10 ans que Mouna est mort.


Là-bas si j'y suis d'aujourd'hui.


vendredi 9 janvier 2009

Consolation


(...) Selon moi, une sorte de liberté est perdue pour toujours ou pour longtemps. C'est la liberté qui vient de la capacité de posséder son propre élément. Le poisson possède le sien, de même que l'oiseau et que l'animal terrestre. Thoreau avait encore la forêt de Walden - mais où est maintenant la forêt où l'être humain puisse prouver qu'il est possible de vivre en liberté en dehors des formes figées de la société ?
Je suis obligé de répondre : nulle part. Si je veux vivre libre, il faut pour l'instant que je le fasse à l'intérieur de ces formes. Le monde est donc plus fort que moi. A son pouvoir je n'ai rien à opposer que moi-même - mais, d'un autre côté, c'est considérable. Car, tant que je ne me laisse pas écraser par le nombre, je suis moi aussi une puissance. Et mon pouvoir est redoutable tant que je puis opposer la force de mes mots à celle du monde, car celui qui construit des prisons s'exprime moins bien que celui qui bâtit la liberté. Mais ma puissance ne connaîtra plus de bornes le jour où je n'aurai plus que mon silence pour défendre mon inviolabilité, car aucune hache ne peut avoir de prise sur le silence vivant.

Stig Dagerman (1923-1954) sur la liberté, dans Notre besoin de consolation est impossible à rassasier, écrit en 1952 et publié en 1955 (1981 pour la première édition française chez Actes Sud)

mardi 11 novembre 2008

11 novembre


J'avais reconnu l'adversaire que j'avais à combattre - le faux héroïsme qui préfère envoyer les autres à la souffrance et à la mort, l'optimisme facile des prophètes sans conscience, politiques aussi bien que militaires, qui, promettant sans scrupules la victoire, prolongent la boucherie ; et derrière eux, le chœur stipendié de tous ces phraseurs de la guerre que Werfel a mis au pilori dans son beau poème. Quiconque émettait un doute les gênait dans leur commerce patriotique ; quiconque prodiguait ses mises en garde, ils le traitaient de pessimiste et se moquaient de lui ; quiconque combattait la guerre, dont eux-même n'avaient pas à souffrir, ils le stigmatisaient comme un traître. C'était toujours la même clique, éternelle à travers les âges, de ceux qui appellent lâches les prudents et faibles les plus humains, pour demeurer eux-mêmes désemparés au moment de la catastrophe qu'ils ont provoqués par leur légèreté. C'était toujours la même bande, la bande de ceux qui bafouaient Cassandre à Troie, Jérémie à Jérusalem, et jamais je n'avais compris le tragique et la grandeur de ces figures comme en ces heures trop pareilles à celles qu'elles avaient vécues. Dès le début, je ne croyais pas en la victoire, et je n'étais certain que de ceci : même si elle pouvait être acquise au prix de sacrifices inouïs, elle ne justifiait pas ces sacrifices.

Stefan Zweig (1881-1942) au sujet du déclenchement de la Première Guerre Mondiale, dans Le Monde d'hier, 1944 (pour la première édition).



mercredi 1 octobre 2008

Un nid de vipères

Il existe une ancienne légende qui dit que si vous rencontrez, au détour de vos pérégrinations,
  • une Emmerdeuse comme on n'en trouve plus, d'origine judéo-cubaine (!), infirmière de son état (quand il n'est pas trop alcoolisé), et à la plume acérée ;
  • et Val (qui rit...), sa douce compagne qui ne rêve que de bibliothèques et de librairies ;
  • aussi un Vieux Félin de Normandie, qui vous plantera ses griffes en travers du visage (en visant les yeux), si vous ne la caressez pas dans le sens du poil ;
  • et un Levraoueger, mi homme, mi Yéti des bibliothèques, débarqué des forêts magiques de Bretagne pour croquer le reste du monde, et dont j'ai déjà parlé ici ;

et que ceux-ci se mélangent selon une recette dont seuls les druides des religions anciennes gardent la formule (tout ce que j'ai réussi à en savoir, c'est qu'il y est question d'incantations à base de dialogues de films étranges et/ou cultes ou de noms d'oiseaux échangés entre les protagonistes, de grimoires interdits cachés au fin fond de bibliothèques oubliés et d'un enfant au prénom bizarre), vous aurez l'honneur de voir apparaître, après quelques lunes de macération, quatre ophidiens mythiques :
  • Serpent à Sornettes, encore et toujours Emmerdeuse, qui mord plus que jamais tout ce (et tous ceux) qui la fait (font) enrager ;
  • Couleuvre au Noir, dite La Rousse Illustrée, dont il vaut sans doute mieux se méfier de l'air inoffensif ;
  • Aspic à Glace, alias Odile Doe, dont le nom de sex-toy n'est pas que synonyme de douceurs ;
  • et Cobra Raccourci, aussi nommé Bernard-Henri Seagal, philosophico-castagneur et sorte de croisement entre un autre Bernard-Henri (qui, malheureusement, comme n'importe qui, pense, et fait des films) et un autre Seagal (qui, malheureusement, comme l'insecte, chante, et fait des films).

Mais, me direz-vous, ceci n'est qu'une légende et ces êtres ne sont que les personnages d'un mythe.
Que nenni, chers amis ! j'ai eu la chance de me trouver là lorsqu'a eu lieu l'une de ces Alchimies qui n'arrivent que de trop rares fois dans l'Histoire (soyons pas avare de majuscules !), et je suis même en mesure de vous indiquer le repaire où, pour le moment, le reste de la blogosphère a réussi à les maintenir confinés :

C'est ICI que ça se passe !

Et malheur aux cons, aux pisse-froid, aux kikoololeurs, aux téléspectateurs de TFM16 et aux fans de Jean-Marie Bigard quand ils s'évaderont et répandront enfin leur verve assassine, leur dérision, leur humour noir, leurs jeux de mots -et que sais-je encore ?- dans cette maudite blogosphère !

jeudi 4 septembre 2008

Siné Hebdo !

Merci, vraiment un grand merci à Philippe Val d'avoir "poussé vers la sortie", pour reprendre un euphémisme que j'ai lu je ne sais plus où, Siné ! En effet, on ne peut que le remercier car sans ça, pas de Siné Hebdo. En espérant qu'ils tiendront leurs promesses :


(Pourquoi Cavanna ne se casse-t-il pas
de Charlie pour les rejoindre ?)

Charlie Hebdo est mort ! Vive Siné Hebdo !




jeudi 31 juillet 2008

Tonynara

BertRand (*), alias Le Levraoueger, et dont je conseille chaudement les excellentes chroniques dessinées, nous a proposé aujourd'hui de suivre le FIL (Festival Interceltique de Lorient). Ceci m'a permis de faire état avec une pédanterie éhontée de mes connaissances dans ce domaine musical... à savoir, UN groupe des années 90, même pas breton, et encore moins irlandais (même si le violoniste l'est), mais lyonnais : TONYNARA.
Ce groupe, constitué à la base de Tony Canton -le violoniste, donc-, de Rachid Hassani et de son frère Nass (d'où le nom du groupe), aux cordes et chants, auxquels se sont adjoints Estelle Amsellem à la contrebasse et Yves Donzel aux batteries et percus, après avoir produit un premier mini-CD en 1991 (Combat Folk) que je n'ai jamais pu écouter, a immédiatement pris le rythme d'un album (autoproduit) tous les deux ans : Vagabondage en 1992, Sham Rock (celui que je préfère) en 1994 et Pacific Way en 1996. Cette série s'est logiquement augmentée d'un double live, enregistré fin 1998, et sorti l'année suivante, au Rail Théâtre à Lyon (j'y étais. Je les ai vu aussi au Pez-Ner -la meilleure scène alternative de Lyon, qui a coulé depuis-, et une fois il me semble à la fête de l'INSA de Villeurbanne).

Et ensuite ? Eh bien, plus rien... Le groupe s'est dissous, comme nombre de formations que je suivais pendant mes années de fac (Dirty District, Oneyed Jack, Zebda, etc. Tout part en couille !) et chacun des membres est parti faire son chemin de son côté. On peut d'ailleurs les retrouver un cherchant un peu sur la toile, qui dans une autre formation, tel autre qui donne des cours de musique, et il y a aussi dans le conseil municipal de Vaulx-en-Velin, délégué à la culture, à la vie associative et aux fêtes, un certain Nassreddinne HASSANI, qui ne peut être que Nass.
Voilà, c'est malin, ça m'a refoutu un vieux coup de blues de me remettre dans ces années-là...

Comme je l'ai promis à Bertrand, jai monté une petite playlist de titres que j'aime bien, et comme vous êtes gentils et que le temps total est un peu long, je vous offre même la possibilité d'ouvrir cette mini-radio dans un pop-up, ce qui vous permettra de continuer à l'écouter sans rester sur ma page, en arrière-plan.

Allez, bonne écoute, et bonnes vacances à ceux(-ses) qui partent dans les îles.


Ouvrir dans un Pop Up


(*) : voir les commentaires de l'ami BertRand

samedi 19 juillet 2008

Conférence de Christian Vélot sur les OGM

Clair, précis, exhaustif et bourré d'humour, ce qui ne gâche rien, le lanceur d'alerte Christian Vélot nous offre là une conférence plus que nécessaire pour comprendre les implications sur nos sociétés de la diffusion des OGM. Comme de bien entendu, il a subi des pressions de la part de l'Institut de Génétique et de Microbiologie où il est à la tête d'un labo. Pétition de soutien.










vendredi 18 juillet 2008

Le Roi

Alors que j'étais à la recherche de réactions de la vieille garde de Charlie Hebdo (Cavanna, Cabu, Wolinski) sur le fait que Siné s'est fait virer par le pathétique Philippe Val - j'ai même acheté le Charlie de la semaine, ce que je n'avais pas fait depuis avril 2007, après plus de treize ans de fidélité (mais les radotages de Cavanna et la mauvaise foi assumée de Siné ne compensaient plus les jérémiades de Val suite au non français au TCE) -, je suis tombé sur une petite pépite vidéo qui résume parfaitement mon sentiment sur cette affaire.



Dans les choeurs, et si je ne m'abuse, on voit de gauche à droite : Maxime Le Forestier, Georges Moustaki, François Béranger (? - celui de la Chanson des clefs, et de "La propriété c'est pas bon", entre autres, dans L'An 01), Marcel Amont, François Cavanna, ce dernier accompagné de Coluche dans la salle. Je ne sais pas qui tient lieu de Statler et Waldorf au balcon.

samedi 28 juin 2008

Rouge Mémoire change de bord...

... et fait, comme tout le monde, une promotion éhontée du prochain album de Carla Bruni !!

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dimanche 11 mai 2008

L'héritage de Mai 68

Les beaufs à Cabu sont enfin au gouvernement !

samedi 1 mars 2008

10 petits indiens

Groupe des années 1990, chez feu Boucheries Prod avec :

La Voisin à la voix,
Frédéric Cormier à la guitare,
Pipa à la basse et
Philippe Le Bour à la batterie

Que sont-ils devenus ? Leur site Myspace ne dit pas grand chose : il y a juste trois titres à l'écoute qui semble indiquer que le groupe est moins "rock". Mais quid d'un nouvel album, d'une tournée ? Qui les produit depuis la fin de Boucheries Prod ? Rien sur google non plus...
En tout cas, l'un des meilleurs groupe rock francophone des années 90, à mon sens.



EDIT du 6 mars 2008 : j'ai trouvé une vidéo (un clip en fait). La qualité n'est pas super mais c'est tout ce qu'il y a sur le web...

lundi 25 février 2008

Punkrockollection

Par Opium du Peuple

mercredi 16 janvier 2008

Coluche - Sois fainéant ou conseils aux nourissons

mardi 9 octobre 2007

Che

Che Guevara

jeudi 20 septembre 2007

Cet homme


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